Le 19 décembre 2015, deux dirigeants rebelles congolais, déjà condamnés par la Cour pénale internationale (CPI), Germain Katanga et Thomas Lubanga, ont été transférés en RD Congo afin de purger à Kinshasa le restant de leur peine. Bien que Katanga ait fini de purger la peine que lui avait infligée la CPI en janvier, il demeure en détention et est poursuivi pour des accusations de crimes de guerre portées contre lui au niveau national avant son transfert à la CPI. Le 21 mars, la CPI a reconnu Jean-Pierre Bemba, homme politique congolais et ancien dirigeant rebelle, coupable de viol, de meurtre et de pillage en République centrafricaine, pays voisin de la RD Congo. Le 19 octobre, la CPI a reconnu Bemba et son équipe de défense coupables d’avoir suborné des témoins pour qu’ils mentent en sa faveur lors du procès. Le 23 mars, la CPI a confirmé 70 chefs d’accusation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité présentés contre le chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) Dominic Ongwen, ancien enfant soldat devenu haut commandant de la LRA. Le procès s’est ouvert en décembre 2016. En octobre, le seigneur de guerre Gédéon Kyungu Mutanga s’est rendu aux autorités. Au lieu de l’arrêter, les responsables locaux de Lubumbashi ont réservé un accueil festif à Gédéon, nom sous lequel il est connu. Au moment de la rédaction de ce chapitre, on ignorait s’il devra finir de purger la peine qui lui avait été infligée en 2009.